Soutien au management de centre-ville 2016

photo RC

Monsieur le Président, chers collègues,

Depuis 2004, le Grand Lyon a fait le choix de s’impliquer activement dans la politique de management de centre-ville, pour accompagner utilement une compétence « commerce » relevant  en premier lieu des municipalités.

Les activités commerciales contribuent en effet fortement à l’animation des territoires, à l’attractivité centres villes et jouent un rôle essentiel de socialisation. La limitation des déplacements en périphérie respecte également l’objectif partagé d’un développement durable de la métropole.

Participer à cette démarche partenariale confirme la volonté du Grand Lyon de mener une politique de dynamisation du commerce et de l’artisanat dans le cadre du schéma directeur d’urbanisme commercial (SDUC), ce qui correspond à une attente forte de nos concitoyens.

Certains de nos quartiers sont en effet menacés par le risque d’un recul du nombre de commerces, surtout au regard de la période économique difficile que nous traversons. On constate également que les clients ont tendance à revoir leurs modes de consommation, en lien avec le développement de l’e-commerce. Cette évolution doit être conciliée avec le maintien de la proximité et de la diversité des commerces.

Si d’autres outils peuvent être mobilisés comme les préemptions de baux commerciaux qui fonctionnent bien à Saint Genis Laval le Management de Centre Ville se révèle justement être un outil d’animation des centralités commerciales particulièrement pertinent. L’intérêt du management de centre-ville est sa dimension partenariale, puisque ce dispositif est financé pour moitié par des cotisations des commerçants adhérents et pour l’autre moitié par des subventions publiques.

Les évaluations des dispositifs soutenus par le Grand Lyon sont positives, comme le montre le bilan 2015 des actions menées. Des actions qui visent autant à renforcer la structuration entre les acteurs du centre-ville qu’à favoriser l’implantation de nouvelles enseignes, réduire le nombre de cellules commerciales vacantes, accroître l’accessibilité, la qualité de l’offre commerciale et les services aux consommateurs, améliorer le cadre d’achat à travers les aménagements urbains ou bien encore développer la communication et la promotion des centres-villes.

Et c’est justement parce que ces outils présentent un intérêt certain qu’il faudrait réfléchir à leur déploiement ou mise en synergie sur d’autres territoires de la Métropole également dotés de centralités commerciales et qui sont eux aussi concernés par des problématiques d’animation de ces pôles.

Aujourd’hui, en effet, seuls cinq structures existent :  les 3 sites historiques de Lyon, Neuville et Oullins qui ont permis d’expérimenter cette nouvelle politique à partir de 2004, ainsi que 2 nouveaux sites, Lyon 7ème et Villeurbanne, intégrés à la démarche fin 2011.

Parallèlement une mutualisation sur la base du volontariat des moyens entre  communes au niveau d’un bassin de vie et d’emploi serait un plus appréciable hors des 5 structure soutenus dans cette délibération.

En effet certaines communes de part leur taille disposent de développeurs économiques et commerciaux locaux qui pourraient ainsi étendre leur champ d’action et partager les expériences d’animations, de préemption de baux, de linéaire commercial  , … par exemple afin de soutenir la dynamique commerces locaux de proximité.

 Cela pourrait se faire en lien avec les développeurs économiques territoriaux chargés justement de mettre en place une animation économique de proximité et qui coopèrent très étroitement avec les élus communaux et l’ensemble des partenaires économiques (CCI de Lyon, Chambre des métiers, services économiques des villes, associations d’entreprises, etc.).

Notre groupe votera ce rapport.

Je vous remercie

Roland CRIMIER, Vice-président de la Métropole de Lyon

Groupe politique à la Métropole de Lyon

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