Schéma métropolitain de développement économique 2016-2021

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Monsieur le Président, chers collègues,

Le programme métropolitain de développement économique 2016-2021 constitue un document structurant pour la Métropole déclinant les grandes orientations de notre politique de développement économique.

L’actuel schéma de développement économique date de 2002 et a été construit à partir d’un diagnostic lui-même réalisé à la fin des années 1990. Son actualisation était indispensable. Adopter un nouveau schéma de développement économique suite à la création de la Métropole n’a pas qu’une portée symbolique. C’est le moment de montrer l‘ambition que porte notre nouvelle collectivité sur cette compétence historique du Grand Lyon.

L’agglomération lyonnaise enregistre depuis plusieurs années de bonnes performances qui sont le fruit des politiques publiques menées sur le territoire. Mais cette réussite ne doit pas être considérée comme définitivement acquise. Nous devons poursuivre les efforts engagés, et même les intensifier, pour renforcer le positionnement de Lyon dans un contexte de métropolisation des grandes aires urbaines fortement concurrentielle.

Ce nouveau programme de développement économique porte une vision équilibrée autour de 4 grandes priorités :

– En matière d’attractivité, Lyon est aujourd’hui la 15ème des villes européennes les plus attractives pour les investissements étrangers et la 19ème métropole à l’échelle mondiale pour les investissements internationaux. Notre métropole doit se montrer plus attirante encore, et surtout le faire savoir, pour rester dans le peloton de tête des territoires qui drainent les emplois et les richesses. Nous disposons pour cela d’un formidable outil qu’est l’ADERLY.

Le marketing territorial est aujourd’hui au cœur des stratégies des grandes villes pour accroitre leur visibilité à l’international. Nul doute qu’avec l’obtention du prix de la meilleure destination européenne de week end au Word Travel Awards 2016, la visibilité de notre territoire s’est accrue.

Développer le tourisme d’affaires et de loisirs est en effet un autre objectif majeur. Plus de 6 millions de touristes ont visité notre agglomération en 2015, générant un total de 4.4 millions de nuitées et représentant près de 30.000 emplois salariés.

Renforcer notre attractivité passe également par la montée en puissance de l’aéroport Saint Exupéry avec l’ouverture de nouvelles lignes aériennes. Nous pouvons espérer qu’une nouvelle dynamique soit insufflée avec la reprise de l’aéroport.

– Un autre grand enjeu pour ce nouveau programme est de promouvoir un modèle de développement s’appuyant sur la diversité de notre tissu économique.  Avec 18 % des emplois salaries privés, Lyon est en effet la plus industrielle des principales aires urbaines françaises. Cela représente près de  140.000 emplois. C’est un formidable atout à préserver dans un contexte de désindustrialisation à marche forcée qui touche la plupart des économies avancées.

Mettre l’accent sur la capacité d’innovation est indispensable, car c’est bien le premier moteur de notre croissance et de notre compétitivité. Nous devrons pour cela continuer de soutenir nos filières d’excellence (santé, biotech et cleantech) et nos pôles de compétitivité qui affichent de belles performances, tout en identifiant, comme cela est proposé avec les objets connectés et intelligents, de nouveaux secteurs porteurs qui contribueront également à forger l’identité de l’économie lyonnaise.

– Cela passera également par un soutien affirmé à nos pôles universitaires en privilégiant un rapprochement de la recherche avec le monde de l’entreprise. Les PME doivent faire l’objet d’une attention particulière au regard de leur insuffisante capacité d’innovation et leur faible niveau d’internationalisation nécessitant un accompagnement plus fort.

– Le développement économique n’est pas une fin en soi. Il n’a de sens pour notre territoire et ses habitants que s’il bénéficie au plus grand nombre de nos concitoyens, parmi lesquels les 40.000 allocataires du RSA dont la Métropole a désormais la charge. Les inégalités territoriales restent en effet marquées au sein de notre agglomération et le taux de chômage (12,1 % au recensement) y est plus élevé que la moyenne nationale. C’est tout l’enjeu du programme métropolitain d’insertion pour l’emploi adopté en décembre 2015 qui vise à croiser les compétences insertion emploi et développement économique de la Métropole.

La mise en œuvre de ce programme de développement économique ambitieux doit se faire dans le cadre d’une démarche concertée associant l’ensemble des acteurs concernés.

Je vous remercie.

Fouziya BOUZERDA, Présidente du groupe CIMéT, Conseillère déléguée de la Métropole de Lyon

Groupe politique à la Métropole de Lyon

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