Rapport 2015 sur le développement durable

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Monsieur le Président, chers collègues,

Selon une étude largement commentée de l’Organisation météorologique mondiale, le globe vient de connaître son année la plus chaude en moyenne depuis le début des relevés de températures en 1880.

Cette même année 2015 a été marquée par la tenue de la conférence de Paris sur le climat, tant attendue, et qui a débouché sur un accord historique.

On ne peut évidemment pas réduire le développement durable à la question climatique. Il n’en reste pas moins qu’elle constitue pour l’Humanité l‘un des plus grands défis du 21ème siècle.

Et les villes, singulièrement les grandes métropoles, ont un rôle essentiel à jouer pour la mise en œuvre de la transition énergétique, puisqu’elles sont des lieux de concentration de richesse, d’hommes et d’activités. Selon une estimation nationale, 15 à 20 % des émissions de gaz à effet de serre dépendent directement des politiques publiques menées localement.

Avec son Plan Climat Energie Territorial, la Métropole a adopté des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20% en 2020 et 50 % en 2050, dans la droite ligne du paquet énergie climat adopté au niveau européen et des engagements nationaux formalisés dans le cadre de la nouvelle loi sur la transition énergétique.

Définir un objectif était nécessaire. Mais le plus difficile est bien la mise en œuvre et l’évaluation constante des résultats obtenus afin d’adapter les actions engagées. Nous devrons y veiller.

Ces résultats sont encourageants : -11% d’émissions de gaz  à effet de serre depuis 2000. Ils nous montrent surtout l’important chemin qu’il reste à parcourir pour atteindre les objectifs volontaristes que nous sommes fixés.

Je prendrai pour exemple le champ de la mobilité qui nous concerne directement en tant qu’autorité organisatrice.

Malgré le nombre limité de communes qui en bénéficient, nous avons des motifs de satisfaction du développement du vélo en libre-service pour lequel le Grand Lyon a été un des pionniers en France. On enregistre aujourd’hui sur notre réseau 23 000 locations par jour, un chiffre en constante progression.

Enfin et surtout, nous devons, sans relâchement, continuer à renforcer l’attrait de notre réseau de transports publics. Le réseau lyonnais est souvent cité en référence avec 450 Millions de voyages en transports en commun en 2014 et 74 % des déplacements des transports en commun en mode électrique. Mais des marges de progression existent pour limiter l’usage de l’automobile. Je rappellerai que Lyon arrive en 4ème position du classement Tomtom des villes les plus embouteillées de France.

Le plan de mandat du Sytral, qui prévoit de consacrer 1 milliard d’euros à des investissements, y contribuera :

Il est cependant regrettable que le Plan de Déplacements Urbains 2016-2020, ne fasse  l’objet d’aucun investissement structurel pour la région Ouest de notre métropole, pourtant en pleine expansion économique et démographique.

Et comme les petits ruisseaux font les grands fleuves, je souhaite terminer mon propos en évoquant quelques mesures simples touchant au fonctionnement quotidien de notre institution et qui contribueraient à la rendre plus exemplaire en matière de développement durable :

  • Le circuit d’air du niveau -1 dégageant de l’air froid en hiver, obligeant certains bureaux des groupes à être chauffés au moyen de radiateurs électriques…
  • publications sur papier encore nombreuses qui, souvent, pourraient être dématérialisées.

Je vous remercie.

Pierre DIAMANTIDIS, Conseiller de la Métropole de Lyon

Groupe politique à la Métropole de Lyon

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