Projet Part-Dieu

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Monsieur le Président, Chers collègues,

A la fois premier quartier d’affaires après l’Ile-de-France avec un tissu dynamique de 2.500 entreprises générant 56.000 emplois, pôle multimodal de premier plan, avec, rappelons-le, la  première gare de correspondance d’Europe, Lyon Part-Dieu est aussi un lieu de vie. On recense en effet plus de 13.000 logements dont 3.500 au cœur du quartier et la présence d’équipements et d’espaces publics majeurs, tels que l’auditorium et bien d’autres…

Une fois posé cet état des lieux, on se rend bien compte de l’importance et de la complexité du projet Part-Dieu. Le principal défi est qu’il doit être pensé dans sa globalité, tant sur les enjeux économiques et de mobilités, que sur la qualité de vie en hyper-centre. Sa réussite tient donc dans sa capacité à prendre en compte toutes ces dimensions.

Les concilier n’est évidemment pas une tâche facile. L’avis rendu par l’autorité environnementale, tout comme les contributions des habitants lors de l’enquête publique, en témoignent largement.

Comme souvent, il est vain et inefficace d’opposer bureaux et habitations, commerces de proximité et centre commercial, minéral et végétal. Il s’agit de permettre l’équilibre entre toutes ces attentes.

Le projet Part Dieu, tel qu’il est aujourd’hui arrêté, permet de répondre à ces différents enjeux en proposant un programme de modernisation global à la hauteur du potentiel exceptionnel du secteur.

– C’est en 1er lieu l’objectif d’atteindre 1.6 millions de m2 de bureaux permettant d’accueillir à terme 35 000 emplois supplémentaires. La Part Dieu dispose en effet d’un fort potentiel de développement de son tissu tertiaire avec un taux de vacance qui n’excède pas 3%, contre 10 à 15 % à la Défense.

C’est de cette manière que l’on renforcera le positionnement de la Part Dieu comme cœur stratégique et porte d’entrée métropolitaine des investissements, et que l’on permettra à notre Métropole de tenir son rang dans un contexte de forte concurrence entre grandes métropoles européennes pour capter activités et emplois dans les secteurs d’avenir.

– En second lieu, il était indispensable de mettre en œuvre la profonde restructuration que va connaitre la gare, tant le pôle multimodal est sous-dimensionné et saturé, et n’est plus en mesure de faire face aux flux croissants de voyageurs.

L’état de saturation actuel menace son attractivité. Renforcer les capacités supplémentaires de ce pôle multimodal structurant est aussi indispensable pour atteindre les objectifs ambitieux de la Métropole en matière de report modal en faveur des transports en commun.

– Ce grand projet, c’est enfin la transformation de la Part Dieu en un quartier de ville plus habité, plus vivant, plus agréable, plus facile au quotidien, et proposant une diversité de fonctions et d’usages anticipant sur les besoins futurs.

C’est ce que permettront la construction des 2 200 nouveaux logements, une offre nouvelle de services, avec notamment la création de places de crèches et l’extension de groupes scolaires.

L’enjeu est aussi d’améliorer l’insertion urbaine et l’accessibilité du site aujourd’hui insuffisantes afin que les habitants puissent se l’approprier. C’est aussi ce que permettront la transformation du centre commercial et le réaménagement des voiries et des espaces publics, à l’image de la place Béraudier, ainsi que leur végétalisation. La rue Garibaldi est à cet égard une belle illustration d’une requalification réussie, devenue un espace à vivre, avec sa promenade végétalisée, et ses terrasses déployées sur des trottoirs larges et confortables.

Le renouveau de Part Dieu offre justement l’opportunité de mieux connecter ce quartier au reste de la ville, en créant de nouveaux cheminements piétons et touristiques jusqu’à la Presqu’île. A l’image du cours Lafayette, qui permet de relier la gare en passant par les halles Paul Bocuse et son nouveau parvis, qui attirent plus d’un million de visiteurs chaque année.

Enfin, le débat public a souligné la nécessité de mettre l’accent sur la qualité et le lieu de vie dans le projet de réaménagement, ce qui passe également par une offre diversifiée de commerces de proximité, qui jouent un rôle essentiel en termes de renforcement du lien social, de maintien de l’emploi et d’animation des territoires.

Cet objectif sera atteint par un effort de redynamisation des rez-de-chaussée commerciaux existants et le développement des socles actifs pour les nouveaux programmes immobiliers dont le potentiel est estimé sur le secteur à 15 000 m2  supplémentaires à horizon 2030.

Nous le voyons bien, et cela sera mon mot de conclusion, le Projet Part-Dieu est représentatif des défis de notre nouvelle métropole : concilier une vision stratégique capable d’accompagner le développement d’un territoire et le maintien de son attractivité, et une action de proximité, apte à garantir une réelle qualité de vie au quotidien pour ses habitants.

Je vous remercie.

Fouziya BOUZERDA, Présidente du groupe CIMéT, Conseillère déléguée de la Métropole de Lyon

Groupe politique à la Métropole de Lyon

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