Nettoiement des marchés alimentaires et forains

Sans titre

Monsieur le Président, Chers collègues,

Notre assemblée est  aujourd’hui  amenée à se prononcer sur l’attribution du marché de nettoiement et de la collecte des déchets volumineux sur les marchés forains de la Métropole de Lyon.

La Ville de Lyon compte à elle seule 77 marchés, avec 134 tenues hebdomadaires, qui accueillent plus de 2000 commerçants.

C’est pourquoi la problématique de la propreté et plus particulièrement la gestion des déchets intéressent tout autant la Métropole que les communes. Des actions conjointes, à la hauteur des enjeux importants auxquels nous sommes confrontés, doivent être menées.

Ces enjeux, nous les connaissons tous. Ils sont en premier lieu financiers au regard du coût élevé que représentent pour la Métropole les opérations de nettoiement, comme le montrent les montants inscrits dans cette délibération.

Une vigilance s’impose puisque l’on constate, au cours de ces trois dernières années, une augmentation de 15 % des déchets collectés par le Grand Lyon, passant de 2777 tonnes à 3191 tonnes.

Pour autant, au-delà de cet aspect financier, il est essentiel de rappeler que les marchés forains permettent aux producteurs et aux commerçants non sédentaires de disposer de lieux de vente pour leurs produits, et aux consommateurs d’accéder à ces produits, à travers une offre qualitative et de proximité complémentaire aux commerces sédentaires.

En ce sens, les marchés forains concourent au développement économique de notre territoire, sur lequel le maintien du commerce et de l’artisanat est un enjeu fort, et jouent un rôle quotidien d’animation et de lien social, structurant pour nos cœurs de ville et nos quartiers.

Ils sont aussi un facteur d’attractivité en participant à la qualité de vie de notre agglomération et contribuent largement à son rayonnement, puisqu’ils sont intégrés aux parcours touristiques et qu’ils permettent de définir l’identité de nos quartiers. Je pense tout particulièrement aux marchés Saint-Antoine et de la Croix-rousse.

C’est ensemble, métropole et communes, que nous devons travailler à rendre nos marchés plus attractifs, ce qui suppose d’assurer un service de qualité qui passe par une bonne gestion des déchets sur le domaine public.

Grâce aux relations de proximité qu’elle entretient avec les commerçants et au soutien qu’elle leur apporte, la ville de Lyon dispose de nombreux leviers d’actions et entend jouer un rôle déterminant.

Il s’agit, pour ce qui concerne le volet propreté, de déployer des actions fortes en matière de gestion des déchets, notamment autour d’opérations de sensibilisation que nous menons régulièrement à la Ville de Lyon avec les associations de commerçants sur la gestion de «marchés propres ».

La Métropole a décidé d’organiser ce weekend une opération de ce genre sur le Marché Saint-Antoine. Si je salue cette initiative que j’ai le plaisir d’accueillir, je regrette toutefois que la ville de Lyon n’ait pas été associée à cette démarche, alors que nous sommes demandeurs d’un travail partenarial avec la Métropole.  Cette dernière pourrait en effet s’associer et fortement se mobiliser à nos côtés sur cette problématique.

L’accompagnement des commerçants est essentiel pour changer les pratiques dans le sens d’un meilleur respect du domaine public. Il est également nécessaire pour adapter nos marchés existants aux évolutions commerciales, et aux nouveaux modes de consommation.

D’autres initiatives doivent être développées comme par exemple un partenariat avec le marché gros de Corbas, dont la visite m’a permis de découvrir qu’il offrait une possibilité de récupération gratuite des cartons, bois et fermentescible, possibilité assez faiblement utilisée par les forains.

Nous sommes également attentifs, lors de l’ouverture des nouveaux marchés de fin d’après-midi ou bio, à intégrer la problématique des déchets très en amont, comme une exigence forte.

Des marges de manœuvre existent et des économies réelles sont à attendre. A l’échelle du Grand Lyon, près de 40% du coût global des opérations de propreté concerne la seule collecte des déchets laissés par les forains.

Les forains eux-mêmes sont demandeurs de ce type d’accompagnement et du soutien des collectivités, ce qui ressort clairement de la consultation récemment lancée à Lyon auprès des associations de commerçants.

Je vous remercie.

Fouziya BOUZERDA, Présidente du groupe CIMéT, Conseillère déléguée de la Métropole de Lyon

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Groupe politique à la Métropole de Lyon

%d blogueurs aiment cette page :