Compte administratif 2014

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Monsieur le Président, chers Collègues,

Ce compte administratif 2014 revêt une importance particulière. Il tourne définitivement la page de la communauté urbaine et assure la transition avec le premier budget de la Métropole. Il nous permet ainsi d’apprécier la situation financière du Grand Lyon sur laquelle s’appuie notre nouvelle collectivité.

Au regard de ce qui nous a été présenté, nous faisons le constat d’une gestion financière saine, comme en témoigne la préservation de nos ratios financiers.

Je donnerai seulement quelques chiffres significatifs pour appuyer mon propos. Notre épargne brute se maintient à un bon niveau, à plus de 305 millions d’€. L’autofinancement enregistre un recul par rapport à l’exercice précédent, de l’ordre de 13.5 millions d’€, lequel, rappelons-le, est directement lié à la baisse des dotations étatiques. Les efforts de stabilisation des dépenses de fonctionnement qui ont été déployés et que nous défendons ont contribué à réduire les effets de cette baisse des dotations.

Cela nous a permis de réaliser un programme d’investissement ambitieux, ce qui est pour nous un autre point de satisfaction. Avec 510 millions d’€ réalisés en investissement, nos dépenses d’équipements représentent cette année un montant  supérieur à la moyenne des deux derniers mandats.

Enfin, en ce qui concerne la dette, nous constatons sa stabilisation à près de 1.2 milliards d’euros. Notre capacité de désendettement reste en dessous du ratio prudentiel et nos frais financiers sont à la fois en baisse et demeurent à un niveau bas, grâce à une gestion active de la dette tirant profit de la faiblesse des taux d’intérêt.

La bonne situation financière de la communauté urbaine permet aujourd’hui à la Métropole d’hériter de bases solides. Un tel héritage était un préalable nécessaire car la Métropole évolue aujourd’hui dans un environnement plus contraint encore et devra faire face à des défis bien plus grands. Notre groupe s’est déjà exprimé à plusieurs reprises pour insister sur ce point.

Il y a bien sûr la baisse des dotations de l’Etat dans le cadre du redressement des comptes publics. Sur le périmètre Grand Lyon, cela représente 36 millions d’€ en moins en 2015 par rapport à 2014. Ce mouvement sera encore poursuivi et amplifié les années à venir avec près de 140 millions d’€ de baisse de dotation à l’horizon 2020.

Parallèlement, les nouvelles missions assumées par notre collectivité représentent un enjeu considérable du point de vue financier. Nous récupérons, sans en maitriser les principaux paramètres, des charges très dynamiques, qui ont déjà mis en difficulté un grand nombre de conseils généraux.

Les seules dépenses relatives au RSA ont ainsi augmenté de près de 8% en 2014, totalisant près de 200 millions d’€ sur l’année écoulée. Avec plus de 600 millions d’€ inscrits au budget, l’action sociale au sens large est aujourd’hui, et de loin, la première dépense de fonctionnement de la Métropole. Le budget supplémentaire 2015 que nous aborderons lors du prochain conseil en est la parfaite illustration.

Malgré ce contexte défavorable, notre responsabilité est de continuer à préparer l’avenir. Il s’agit de doter la Métropole des moyens d’agir pour soutenir l’économie métropolitaine et pleinement jouer notre rôle en matière d’investissement public, au service du développement de nos territoires et de l’emploi. Nous devons pour cela utiliser tous les leviers disponibles permettant de dégager des marges d’investissement.

Ces leviers à mobiliser, nous les connaissons. Il s’agit premièrement de poursuivre et  d’amplifier les mesures de rationalisation budgétaire. Cela passe bien sûr par des efforts accrus de baisse des dépenses de fonctionnement, qui doivent rester compatibles avec le maintien d’un niveau de services en phase avec les attentes de nos concitoyens. Sur ce point, notre collectivité doit se montrer exemplaire en faisant la chasse au gaspillage et en assurant une mutualisation efficace. Les gisements d’économies existent et les marges de manœuvre doivent être optimisées. Une gestion particulièrement rigoureuse des deniers publics doit, plus que jamais, guider notre action pour cette nouvelle mandature.

L’élaboration en cours du pacte de cohérence métropolitain nous offre l’opportunité de définir des modalités d’exercice des compétences assurant une plus grande efficience de notre action, notamment par la recherche de complémentarités et le développement de dispositifs de mutualisation.  Cela concerne autant les relations entre la Métropole et les communes qu’entre communes elles-mêmes.

Il convient également d’améliorer l’efficacité de nos politiques publiques. Je pense notamment à l’insertion pour laquelle la Métropole devra se doter d’outils performants et trouver des synergies entre la dimension politique sociale héritée du Département et les compétences économiques du Grand Lyon.

Les élus du groupe CiméT voteront donc ce compte administratif 2014, conforme à nos attentes, et qui prépare la Métropole à assumer ses missions et relever les nombreux défis auxquels elle sera confrontée.

Je vous remercie.

Pierre DIAMANTIDIS, Conseiller métropolitain

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