Contrat métropolitain 2016-2020

Sans titre

Monsieur le Président, chers collègues,

Notre assemblée se prononce aujourd’hui sur le contrat métropolitain 2016-2020, qui est une déclinaison sur notre territoire du contrat de plan État-région, dont une nouvelle génération, la 6ème, vient d’être engagée.

Pour la première fois, et c’est à souligner, notre Métropole est associée de plein droit à l’élaboration du contrat de plan.

Cela traduit bien évidemment les changements institutionnels opérés par la loi Maptam avec la création d’une collectivité de plein exercice aux compétences élargies.

C’est aussi et surtout le reflet de la place que notre Métropole occupe dans les enjeux de développement portés à la fois par l’État et par la Région Rhône-Alpes.

Aujourd’hui, régions et métropoles s’affirment clairement comme deux niveaux de gouvernement local de référence. Un double mouvement est à l’œuvre. D’un côté, avec la loi Notre, des régions redécoupées aux pouvoirs renforcés amenées à jouer un rôle de stratèges régionaux. De l’autre, l’affirmation des métropoles qui concentrent l’essentiel des lieux de recherche, de savoir et dont le dynamisme démographique et économique en fait les locomotives de l’innovation et du développement des territoires.

Sur un très large éventail de politiques publiques, la Région Rhône alpes et la Métropole de Lyon doivent agir de concert compte-tenu de leurs compétences.

Ainsi en matière de développement économique, le Grand Lyon a depuis longtemps développé des actions ambitieuses. Notre politique des transports mobilise par ailleurs des ressources considérables (632 M€ consacrés par la Région et un budget de plus de 1 milliard pour le Sytral) avec des problématiques à fort enjeu, comme les perspectives de développement de l’aéroport Saint Exupéry, que l’on doit gérer de manière concertée, l’enseignement supérieur et la recherche, mais aussi la formation professionnelle et l’insertion dont sont respectivement chefs de file la Région et la Métropole.

L’intérêt de développer une approche intégrée formation-insertion est évidente tant ces deux compétences sont complémentaires. Les efforts réalisés en matière de formation sont en effet l’une des clés pour réussir la réinsertion professionnelle des personnes éloignées de l’emploi, en clarifiant les dispositifs et en permettant une mobilisation individualisée au regard des parcours, des objectifs de chacun et enfin des besoins des entreprises.

Sur la question cruciale des transports, pour laquelle les attentes sont fortes, l’essentiel de l’enveloppe sera consacré au nœud ferroviaire lyonnais qui mobilisera à lui seul 421 millions, soit près des deux tiers des crédits. Le chantier le plus important concerne le pôle d’échanges multimodal de la Part-Dieu dont la restructuration est aujourd’hui indispensable et qui s’inscrit dans une cohérence globale pilotée par la Métropole et associant étroitement projets privés et investissements publics.

La deuxième priorité de ce plan concerne les pôles de recherche et d’enseignement, puisque 200 des 360 millions prévus par le CPER dans toute la région seront consacrés à des aménagements au sein de la métropole pour financer du logement social étudiant et lancer une trentaine de projets, visant à créer un environnement favorable à l’innovation et l’entrepreneuriat. Ces actions doivent permettre de renforcer la collaboration au sein de la communauté scientifique, rapprocher le monde académique et le monde économique et améliorer l’attractivité des campus.

L’autre grand intérêt de ce contrat métropolitain est sa capacité à agir comme un catalyseur des investissements dans un contexte difficile. Conséquence directe de la forte baisse des dotations de l’Etat, l’investissement public local a chuté de 10% entre 2013 et 2014. La baisse de la commande publique fragilise la santé économique des territoires, et donc l’emploi. En ce sens, le contrat métropolitain, qui porte sur la programmation et le financement pluriannuels de projets stratégiques, exerce un important effet de levier pour l’investissement local, joue un rôle essentiel pour élever le niveau d’équipement de notre territoire, soutenir l’emploi et préparer l’avenir.

Doté de 640 millions d’€, il permet de mobiliser nos collectivités autour de projets communs territoriaux et nous préserve des conséquences d’une trop forte baisse des  dotations étatiques qui représente un manque à gagner d’1 milliard d’euros sur le mandat.

Je vous remercie.

Fouziya BOUZERDA, Présidente du groupe CIMéT, Conseillère déléguée de la Métropole de Lyon

Groupe politique à la Métropole de Lyon

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