Pont de la Mulatière – Aménagement cyclable

Crimier

Monsieur le Président, chers collègues,

Simplement quelques mots pour rappeler l’importance du projet d’aménagement cyclable sur le pont autoroutier de la Mulatière. C’est, ne l’oublions pas, le principal point de franchissement de la Saône entre les communes du sud-ouest de l’agglomération lyonnaise, c’est-à-dire Oullins, Saint-Genis-Laval, Irigny, Pierre-Bénite ou La Mulatière, et la presqu’île.

Cet axe de circulation majeur qui connaît un fort trafic automobiles, poids lourds et bus, est aujourd’hui un véritable point noir pour la circulation modes doux sur notre agglomération. Ce sont en effet près de 1.500 cyclistes qui empruntent le pont de la Mulatière quotidiennement, dans des conditions particulièrement difficiles, du fait de l’absence d’aménagements qui leur soient dédiés.

Il y avait clairement urgence à agir et nous pouvons nous féliciter de l’initiative du Grand Lyon à réaliser les études en lien avec les services de l’Etat et les 2 communes de la Mulatière et Lyon, et surtout d’engager une 1ère phase de travaux provisoires pour apporter une réponse immédiate à la demande forte exprimée par les usagers du Pont de la Mulatière.

Cette opération est inscrite au titre du budget plan modes doux  avec le concours des fonds de financement de la transition énergétique. Je rappelle que cet ouvrage ne relève pas de notre compétence, mais de celle de l’Etat, puisqu’il s’agit d’une portion autoroutière.

Pour véritablement répondre aux enjeux de déplacements sur le site, il faudra réaliser à plus long terme des travaux d’une tout autre ampleur, autour d’un ouvrage d’art dédié aux modes doux. C’est de loin la solution la plus pertinente. La création d’un site propre a d’ailleurs, et justement, été inscrite au plan modes doux de l’agglomération lyonnaise qui reconnaît cet axe comme structurant.

La Métropole doit donc continuer à être force d’initiative sur ce dossier, et amener l’Etat, propriétaire du pont sur lequel s’appuiera la passerelle,  à prendre ses responsabilités en acceptant le principe d’un cofinancement tripartite avec la Région Rhône-Alpes et la Métropole. C’est la condition de la réalisation de cette passerelle modes doux qui est aujourd’hui indispensable.

A l’heure de la COP 21 c’est, et ce sera, un geste fort pour le développement des modes doux ainsi facilité vers le bassin de vie et d’emploi du Sud Ouest Lyonnais. En élargissant le propos cela me permet de rappeler  la nécessité de  développer les liaisons intra habitat et zone d’activités de ce secteur. En développant par exemple, dans un futur proche, le velo’v électrique ainsi que des aménagements dédiés aux 2 roues en complément des liaisons longues et difficiles aujourd’hui réservées à un public convaincu certes, mais surtout plus sportif …

Je vous remercie de votre attention.

Roland CRIMIER, Vice-président de la Métropole de Lyon

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