Plan Métropole respirable (Plan Oxygène)

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Monsieur le Président, chers collègues,

Parmi les facteurs qui concourent à l’attrait de notre métropole, on cite souvent le dynamisme économique, l’efficacité du réseau de transports, la qualité des aménagements urbains et des espaces verts, le patrimoine architecturale, et la gastronomie.

A l’inverse, on ne pense pas toujours à la qualité de l’air. C’est pourtant un élément essentiel pour une vie de qualité en milieu urbain. Inévitablement, et parce que les grandes villes sont des lieux de concentration de richesses et d’hommes, elles subissent toutes sortes de pollutions : industries, chauffage, transports, etc…

Des polluants présents dans l’air, nous en respirons tous les jours. Ils ont des effets directs sur l’environnement et sur notre santé. La nouvelle agence nationale SANTE PUBLIQUE vient de révéler qu’avec 48 000 morts par an, la mauvaise qualité de l’air était la troisième cause de mortalité dans notre pays, derrière le tabagisme (78 000 morts) et l’alcoolisme (49 000 morts). Du point de vue économique, le Sénat a évalué en 2015 à 100 milliards d’euros les coûts sanitaires annuels et socio-économiques de la pollution de l’air extérieur.

Notre métropole, compétente en matière de lutte contre la pollution de l’air, affiche par le plan OXYGENE lancé le 21 juin par notre Président, son ambition sur cet enjeu majeur.

Ce qui devenait urgent, notre Métropole ne respectant pas les seuils réglementaires fixés par l’union européenne pour certains polluants, comme le dioxyde d’azote et les particules fines, notamment  aux abords des axes routiers majeurs et en cœur d’agglomération.

Le Grand Lyon dispose d’ailleurs d’importants leviers d’actions pour réduire les principales sources d’émissions polluant l’atmosphère par :

  • sa politique des déplacements en améliorant l’offre de transports en commun et des mobilités douces,
  • sa politique de l’habitat en améliorant la performance énergétique des logements,
  • mais aussi au titre de sa compétence en matière de développement économique en rendant nos activités productives plus respectueuses de l’environnement.

Les efforts déployés au cours des 10 dernières années en matière de transports, ont déjà produit des effets positifs, puisque la qualité de l’air sur la Métropole de Lyon s’est améliorée sensiblement.

Aujourd’hui, en inscrivant la Métropole dans le cadre d’une stratégie globale en faveur de la qualité de l’air, avec des objectifs ambitieux à atteindre conformes aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, notre action prend une nouvelle dimension.

Pour toutes ces raisons, notre groupe soutient la démarche Métropole respirable autour des actions prioritaires proposées que sont les émissions liées au transport et au chauffage individuel au bois non performant.

L’appui de l’association Air Rhône-Alpes sera précieux pour nous accompagner tout au long de cette démarche. Assurer un suivi et une évaluation des actions engagées au regard des objectifs fixés est en effet indispensable pour la rendre crédible

 A ce propos, signalons que la Société européenne d’aérobiologie organise à l’université Berges du Rhône du 18 au 21 juillet, son 6ème symposium au cours duquel 150 médecins et biologistes de 31 pays européens, asiatiques  et nord-américains échangeront sur l’aspect aérobiologique de la qualité de l’air. Nous regrettons seulement que les 5000 à 6000 Euros nécessaires à une « welcome ceremony » n’aient pas pu être trouvés par la commission présidée par Guy CORAZZOL.

Cependant, notre groupe votera cette délibération

Je vous remercie.

Pierre DIAMANTIDIS, Conseiller de la Métropole de Lyon

Groupe politique à la Métropole de Lyon

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