Approbation du schéma directeur d’urbanisme commercial (SDUC) 2017-2020

sans-titre1

Monsieur le Président, chers collègues,

Le schéma directeur d’urbanisme commercial permet de fixer les grandes orientations de la politique d’urbanisme commercial sur le territoire de la Métropole.

Cet outil de planification, concerté avec nos communes, nous permet d’anticiper notre politique d’implantation commerciale. Il en va de même de la programmation de l’enquête sur les comportements d’achat des ménages, à laquelle la ville de Lyon participe activement. Les informations collectées, portant notamment sur l’attractivité des pôles commerciaux et les habitudes de consommation, sont en effet précieuses pour nous aider dans la localisation et la programmation des projets liés aux commerces.

C’est particulièrement utile dans un contexte où les pratiques de consommation connaissent d’importantes mutations, en lien avec les nouveaux services numériques ou le développement des circuits courts.

Par ailleurs, il nous appartient dans nos communes de mettre en œuvre une dynamique de développement commercial de proximité, adaptée à la situation de notre territoire et de nos centralités.

La politique locale du commerce revêt aujourd’hui une importance particulière dans un contexte défavorable. Selon le récent rapport de l’Inspection générale des finances, la dévitalisation commerciale de nombreux centres-villes en France se confirme.

La plupart des villes souffrent en effet d’une baisse de dynamisme de leur centre-ville, avec un taux moyen de vacance commerciale qui dépasse les 10 % en 2015 dans les villes moyennes, et en augmentation sur les dix dernières années.

À Lyon, nous avons mené des actions de revitalisation économique et d’animation commerciale, tout en nous dotant d’outils de suivi et de veille :

  • La ville de Lyon s’est ainsi dotée depuis 2 ans d’un observatoire des rez-de-chaussée commerciaux permettant d’identifier toutes les cellules commerciales vacantes. Les nombreux porteurs de projets bénéficient ainsi rapidement  de toutes les informations utiles en identifiant leurs besoins, le lieu pour l’implantation de l’activité commerciale, en nous permettant de mobiliser des actions ciblées sur certains territoires au regard d’une vacance identifiée ou de projets immobiliers accompagnés de la création de nombreuses surfaces commerciales. Un tel observatoire pourrait être déployé à l’échelle métropolitaine.
  • la délimitation d’un périmètre de sauvegarde du commerce de proximité, dans lequel toute cession de fonds artisanaux ou de fonds de commerce nous permet d’utiliser notre droit de préemption pour une rétrocession à un commerçant ou un artisan dans des secteurs stratégiques permettant par exemple d’assurer une diversité des commerces ou d’apporter des commerces de proximité.

D’autres leviers sont également possibles :

  • le dispositif FISAC, en fin de cycle, qui a permis de financer la rénovation des locaux afin de renforcer la visibilité commerciale d’un territoire, à l’image de ce qui a été réalisé avec succès sur la Croix-Rousse
  • le déploiement de développeurs commerciaux qui assurent un rôle de promotion du territoire, de prospection et d’accompagnement auprès des porteurs de projets, et des associations de commerçants, pour les aider dans les actions d’animations collectives.
  • le management de centre-ville qui est un outil d’animation des centralités commerciales visant autant à renforcer la structuration entre les acteurs du centre-ville qu’à favoriser l’implantation de nouvelles enseignes, ou encore développer la promotion des centres-villes.

C’est en mobilisant l’ensemble de ces outils que nous parvenons à accompagner les acteurs économiques et les associations de commerçants à se structurer, à animer et soutenir les associations de commerçants, notamment dans le cadre d’évènements ou d’opérations de communications.

Ce travail de proximité indispensable ne peut être réalisé efficacement que par les communes qui sont en contact direct et permanent avec les acteurs du territoire, avec le soutien de la Métropole dans la mise en œuvre ou le développement d’outils de planification mais aussi de politiques novatrices permettant d’accompagner le commerce sur les nouveaux enjeux du numérique et de la livraison en cœur de ville.

Je vous remercie.

Fouziya BOUZERDA, Présidente du groupe CIMéT, Conseillère déléguée de la Métropole de Lyon

Groupe politique à la Métropole de Lyon

%d blogueurs aiment cette page :