Adoption du volet adaptation du Plan Climat

Monsieur le Président, chers collègues,

L’adoption du volet adaptation au changement climatique va permettre de compléter notre plan climat énergie territorial (PCET) voté en 2012.

Il  n’intégrait en effet jusqu’à présent qu’un volet atténuation, c’est-à-dire un plan d’actions pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre par la maîtrise de la demande en énergie.

Malgré tous les efforts que nous déployons dans ce domaine et les objectifs ambitieux que nous nous sommes fixés, les modifications prévisibles du climat local auront des effets de plus en plus visibles et impactants. Il nous faut donc prendre en compte cette réalité et définir une stratégie qui fixe un cadre pour des actions visant à limiter les conséquences de ces dérèglements.

C’est chose faite avec cette délibération qui permet d’inscrire dans notre Plan climat des réponses concrètes et adaptées aux enjeux de notre territoire, comme l’accent mis sur la préservation de la ressource en eau, la limitation des ilots de chaleur urbaine, l’adaptation des pratiques agricoles ou encore l’accompagnement des populations. Autant de sujets sur lesquels la Métropole dispose d’importants leviers d’actions.

Ainsi complété, notre Plan climat acquiert une dimension nouvelle pour orienter nos différentes politiques publiques.

Il n’est pas le seul outil à notre disposition. Dès son origine, le Plan climat avait identifié la nécessité d’un Schéma directeur des énergies (SDE) pour aller plus loin vers la territorialisation et la déclinaison opérationnelle de ses actions, c’est-à-dire pour adapter la transition énergétique de la Métropole aux spécificités et aux réalités existantes.

 Ce Schéma directeur des énergies, aujourd’hui en cours d’élaboration,  enrichira et précisera, entre autres, les objectifs des actions du Plan climat en matière de production et de distribution énergétique, tout en intégrant les enjeux de réduction des consommations.

L’objectif à long terme est d’organiser et de cordonner les réseaux et les installations de production en intégrant les énergies vertes  afin d’aboutir à un système énergétique plus durable.

Cette démarche novatrice de planification énergétique  a vocation à servir de cadre de référence pour la révision de notre Plan climat, en calculant la trajectoire énergétique et climatique optimale du territoire à l’horizon 2030.

La Métropole de Lyon est ainsi bien outillée et pleinement engagée pour faire face au défi climatique et énergétique. Elle est particulièrement en pointe sur cette dimension avec une volonté politique affirmée.

Des projets urbains actuels ou futurs (confluence, vallons des Hôpitaux pour n’en citer que 2) sont ou seront des lieux d’expérimentations, d’applications  et de développements.

La 5ème Conférence Énergie Climat qui réunit les acteurs du territoire mobilisés pour le Plan Climat, et qui s’est tenue en novembre dernier, et couplé avec le 3ème séminaire d’ensemble du SDE, a permis de faire un point d’étape sur les actions déjà mises en œuvre.

Cette convergence et ce partage dans un partenariat efficient mérite d’être particulièrement souligné.

Aujourd’hui, sur le volet atténuation,  nous avons d’ores et déjà des motifs de satisfaction et des raisons d’être optimistes, car les premiers résultats sont très encourageants.

On enregistrait ainsi à la fin de l’année 2015 une baisse de 16% des rejets de gaz à effet de serre dans l’air de l’agglomération par rapport à 2002, c’est-à-dire que l’objectif d’une réduction de 20% d’émissions de CO2 de notre Plan Climat est en passe d’être atteint. La consommation d’énergie a baissé quant à elle de 9.5%.

Pour bien apprécier ces performances, n’oublions pas que dans le même temps, la population a augmenté de 13% et que la Métropole de Lyon connaît un fort dynamisme économique.

Si notre territoire avance en matière de lutte contre le réchauffement climatique, c’est bien grâce à l’engagement de tous. La Métropole joue un rôle moteur en fédérant l’ensemble des partenaires autour d’objectifs partagés pour faire diminuer les consommations d’énergie, pour se déplacer autrement ou pour utiliser plus d’énergies renouvelables.

Je pense au soutien à des projets innovants en matière d’énergie renouvelable avec l’Appel des 30 ou à l’aménagement de zones de « paysage productif »,  le développement des réseaux de chaleur urbain alimentés en énergie renouvelable, au dispositif Ecorenov et ou encore de la  création de la « prime air bois »… pour ne citer que quelques exemples.

Je pense aussi, en matière de mobilité, au renforcement des transports en commun avec 28% de fréquentation supplémentaires depuis 2006, au développement du covoiturage et de l’autopartage, au déclassement d’A6/A7  – nous y reviendrons –  ou encore au doublement du trafic vélo entre 2007 et 2017, notamment grâce à des services innovants comme Vélo’v et à l’aménagement des voies des modes actifs.

Aujourd’hui, nous devons poursuivre et même amplifier nos efforts sur le volet atténuation, car le défi de la transition énergétique est immense.

Il nous faut également veiller à tout mettre en œuvre dans les années à venir pour faire de notre nouveau volet adaptation un modèle à suivre.

C’est un challenge impérieux et la double condition de la réussite de notre Plan Climat.

Je vous remercie de votre attention.

Roland CRIMER, Vice-Président de la Métropole de Lyon

Groupe politique à la Métropole de Lyon

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